La stèle funéraire de Mgr François Pallu
(1626-1684)
陸方濟[1]
Lecture et interprétation
Dans la crypte des Missions Étrangères de Paris, à proximité des reliquaires des martyrs, est aujourd’hui conservée une imposante pierre gravée de caractères chinois. Cette stèle provient du tombeau de Mgr François Pallu[2] (1626-1684), élevé à Muyang 穆陽 (Mùyáng en pinyin, Mou-yang dans la transcription de l’École française d’Extrême-Orient et Mo-yang dans les sources missionnaires du début du XXe siècle), dans la province du Fujian, où il mourut le 29 octobre 1684. Rapportée à Hong Kong en 1912 avec ses restes mortels, elle fut transférée à Paris en 1954, à l’occasion de leur seconde translation. Elle constitue ainsi l’un des rares vestiges matériels du monument funéraire consacré à Mgr Pallu en Chine.

stèle funéraire de Mgr François Pallu (1626-1684), crypte MEP, Paris
Cette pierre sépulcrale est notamment mentionnée dans deux récits relatifs au devenir de ses restes mortels. En 1913, le P. Paul Guéneau[3] décrivit longuement l’ouverture du tombeau de Muyang, la reconnaissance des ossements et leur transport à la maison de Nazareth, à Hong Kong (Annales des Missions Étrangères, n. 91, janvier-février 1913, p. 3-17). En 1954, le P. Paul Destombes[4] retraça à son tour les différentes étapes qui conduisirent au transfert des restes jusqu’au Séminaire de la rue du Bac (Bulletin des Missions Étrangères de Paris, 2e série, n. 66, 1954, p. 139-144). Ces deux textes fournissent également de précieuses indications sur la provenance de la stèle et sur les circonstances de son déplacement.
Par la disposition de ses colonnes et par les caractères qui y sont gravés, l’inscription de la stèle funéraire de Mgr François Pallu constitue un témoignage précieux sur la manière dont sa mémoire fut inscrite en Chine. Elle présente en chinois son nom, son origine, son âge, son entrée en Chine, ainsi que le lieu et la date de sa mort, selon les formes propres de l’épigraphie funéraire chinoise. La stèle porte cependant les traces d’une histoire plus complexe : à côté de l’inscription primitive, datée de 1685, elle comporte la mention d’une restauration effectuée sous le règne de l’empereur Guangxu (1871-1908), au XIXe siècle. Cette particularité avait déjà conduit le P. Guéneau à s’interroger, en 1912, sur l’ancienneté de la pierre elle-même.
La stèle se compose de cinq colonnes verticales, lues de droite à gauche selon l’usage chinois. La colonne centrale, gravée en caractères plus grands, porte l’intitulé funéraire principal. Les colonnes latérales, de dimensions moindres, organisent autour d’elle les indications biographiques, chronologiques et commémoratives. Le présent article propose d’en établir le texte, d’en préciser la lecture et d’en commenter les principales particularités épigraphiques.

Sens de lecture de l’inscription chinoise : les colonnes se succèdent de droite à gauche et se lisent de haut en bas.
Traduction :
- Colonne 1 : Jige, originaire de la préfecture de Tours, au royaume de France, âgé de soixante et un ans
- Colonne 2 : Il entra en Chine en l’année guihai et mourut dans l’église de Muyang le vingt-et-unième jour du neuvième mois de l’année jiazi
- Colonne 3 : Tombeau du vénérable maître Fang, évêque d’Occident.
- Colonne 4 : Au quatrième mois de la deuxième année de Guangxu, le missionnaire Qiu restaura [le tombeau]
- Colonne 5 : Le sixième jour du douzième mois de la vingt-troisième année de Kangxi, ses disciples, Yan Dang et les autres, firent graver cette inscription.
- Nom, origine et âge de Mgr François Pallu
Colonne 1 : 諱濟各汎蘭濟亞囯渡倫府人年六十一歲 (次癸亥年)
Pinyin : Huì Jìgè, Fànlánjìyà guó Dùlún fǔ rén, nián liùshíyī suì, (cì guǐhài nián).

Le premier caractère de cette colonne 諱 (huì) désigne le nom personnel ou nom de défunt et introduit le prénom chinois de Mgr Pallu. 濟各 (Jìgè) correspond à « François », plus exactement à la finale de son nom chinois complet 方濟各(Fāngjìgè). Ensuite, les sinogrammes 汎蘭濟亞囯 (Fànlánjìyà guó) désignent le royaume de France. L’expression constitue une transcription phonétique ancienne du nom latin Francia. Par ailleurs, on remarquera que le dernier caractère, 囯 (guó), doit être compris comme une variante graphique ancienne de 國, et non comme le caractère simplifié moderne 国. La forme régulière traditionnelle 國 associe l’enclos 囗 au graphème 或, ancien élément lié à l’idée d’un territoire défendu. Elle désigne le pays, l’État ou le royaume. La forme 囯, quant à elle, associe l’enclos 囗 au caractère 王, « roi » ou « souverain ». Elle peut ainsi être comprise graphiquement comme l’espace placé sous l’autorité du roi. Cette graphie est attestée dans des inscriptions et des dictionnaires anciens, ainsi que dans des textes populaires des époques Song[5] et Yuan[6]. Sa présence sur la stèle de Mgr François Pallu relève d’un usage ancien des variantes graphiques chinoises, sans rapport direct avec la simplification moderne qui écrit aujourd’hui 國 sous la forme 国. Ensuite, nous lisons les caractères 渡倫府 (Dùlún fǔ) qui transcrivent phonétiquement Tours ou la Touraine. Le groupe 渡倫 (Dùlún) rend approximativement le nom français de Tourraine ; le « r » de Touraine étant adapté par un son proche disponible en chinois « l ». 府 (fǔ) désigne une préfecture ou une circonscription administrative. Associée au caractère 人 (rén), « personne » ou « homme originaire de », l’expression 渡倫府人 peut donc se traduire par : « originaire de la préfecture de Tours ». Enfin les caractères 年六十一歲 (nián liùshíyī suì) signifient « âgé de soixante et un ans ». Cette indication pose toutefois difficulté, puisque Mgr François Pallu, né en 1626 et mort en 1684, avait cinquante-huit ans selon le calcul occidental ou cinquante-neuf ans selon le calcul chinois.
L’ensemble peut donc se traduire : Jige, originaire de la préfecture de Tours, au royaume de France, âgé de soixante et un ans.
- Entrée en Chine et décès à Muyang
Colonne 2 : 入華于甲子九月廿一日卒在穆水聖堂
Pinyin : Rù Huá, yú jiǎzǐ jiǔ yuè niàn yī rì, zú zài Mùshuǐ shèngtáng.
Les quatres derniers caractères de la première colonne 次癸亥年 (cì guǐhài nián) doivent être rattachés aux deux premiers caractères de la deuxième colonne, 入華 (rù Huá). L’ensemble 次癸亥年入華 signifie donc : « il entra en Chine en l’année guihai ». Dans cette datation, 癸亥 (guǐhài) correspond à l’année du Cochon d’eau. En dates grégoriennes, cette année s’étendit du 27 janvier 1683 au 14 février 1684. La mention de la stèle concorde ainsi avec les sources des Missions Étrangères, selon lesquelles Mgr Pallu arriva en Chine le 27 janvier 1684 : cette date relevait encore, selon le calendrier chinois, de l’année 癸亥 (guǐhài). En outre, cette colonne indique la date et le lieu de la mort de Mgr Pallu : 于甲子, « en l’année jiazi » l’année du Rat de bois (15 février 1684-2 février 1685) et 九月廿一日, « le vingt-et-unième jour du neuvième mois lunaire », qui correspond au 29 octobre 1684 dans le calendrier grégorien. On remarquera que dans la date 九月廿一日 (jiǔ yuè niàn yī rì), le nombre vingt est écrit 廿 (niàn) et non 二十 (èrshí). Il s’agit d’une forme ancienne et concise, très fréquente dans les dates, les inscriptions et les documents administratifs, pour noter le nombre vingt. 廿一日 signifie donc « le vingt-et-unième jour ». Enfin, la formule 卒在穆水聖堂 signifie littéralement : « il mourut dans l’église de Mushui ». Le toponyme 穆水 (Mùshuǐ) renvoie au lieu que les sources missionnaires nomment Mo-yang, c’est-à-dire Muyang 穆陽, dans le Fujian.
L’ensemble peut donc se traduire : il entra en Chine en l’année guihai ; il mourut dans l’église de Muyang le vingt-et-unième jour du neuvième mois de l’année jiazi.
- L’intitulé central du tombeau
Colonne 3 : 泰西司教方公先生墓
Pinyin : Tàixī sījiào Fāng gōng xiānshēng mù.
Cette colonne constitue l’intitulé principal de la stèle. Placée au centre et gravée en caractères de plus grande taille, elle identifie le monument comme le tombeau de Pallu.
泰西 (Tàixī) désigne l’Occident ou l’Europe, littéralement le « Grand Occident ». 司教 (sījiào) associe 司, « administrer, diriger, avoir la charge de », et 教, « enseignement, doctrine, religion ». Littéralement, le terme désigne celui qui a la charge de l’enseignement religieux. Dans le contexte catholique de la stèle, il doit être compris comme un titre ecclésiastique signifiant « évêque », plutôt que comme « docteur de la religion ». Il s’agit d’un terme employé au début de la dynastie Qing[7], notamment sous le règne de l’empereur Kangxi (1654-1722), pour désigner les évêques catholiques. Ensuite, les caractères 方公先生 (Fāng gōng xiānshēng) associent le nom chinois de François Pallu, 方 (Fāng), à deux termes honorifiques : 公 (gōng), que l’on peut rendre ici par « vénérable » ou « honorable », et 先生(xiānshēng), « maître » ou « monsieur ». Enfin, 墓 (mù) signifie « tombeau ». L’ensemble peut donc se traduire : Tombeau du vénérable maître Fang, évêque d’Occident.
- La mention de restauration sous l’empereur Guangxu (1871-1908)
Colonne 4 : 光緒二年四月傳教事邱修
Pinyin : Guāngxù èr nián sì yuè, chuánjiào shì Qiū xiū.
Cette colonne se distingue des autres lignes par sa datation tardive. Elle renvoie en effet à la restauration du monument sous le règne de l’empereur Guangxu. Les caractères 光緒二年四月signifient « le quatrième mois de la deuxième année de Guangxu », c’est-à-dire l’année 1876. La suite de la formule doit être comprise comme l’indication de l’auteur de cette restauration. La formule pose toutefois une difficulté de lecture. La stèle porte 傳教事 (chuánjiào shì) : le caractère 事(shì) signifie « affaire », « activité » ou « fonction », de sorte que l’expression pourrait se comprendre littéralement comme « activité missionnaire ». Toutefois, la syntaxe de l’ensemble invite plutôt à reconnaître ici le mot attendu 傳教士 (chuánjiào shì), « missionnaire » ; 士 et 事 étant homophones en chinois mandarin, la prononciation demeure identique.
邱 (Qiū) est le nom chinois du missionnaire, identifié au P. Marie-Alphonse Sautel, O.P. (1840-1916), tandis que 修 (xiū) signifie « réparer », « restaurer ».
L’ensemble peut donc se traduire : Au quatrième mois de la deuxième année de Guangxu, le missionnaire Qiu restaura [le tombeau].
- La date primitive de l’inscription
Colonne 5 : 康熙二十三年十二月初六日門人顏璫等誌
Pinyin : Kāngxī èrshísān nián shí’èr yuè chū liù rì, ménrén Yán Dāng děng zhì.
Cette colonne fournit la date de l’inscription primitive et désigne ceux qui en furent les auteurs. Les sinogrammes 康熙二十三年十二月初六日 signifient « le sixième jour du douzième mois de la vingt-troisième année du règne de Kangxi », date qui correspond au 10 janvier 1685. On notera la coexistence de deux graphies du nombre vingt sur cette stèle : 二十 (èrshí) dans 二十三年, « vingt-troisième année », et 廿 (niàn) dans 廿一日, « vingt-et-unième jour » figurant dans la colonne 2. Cette variation n’a rien d’anormal : « 廿 » est une forme ancienne et abrégée, fréquemment employée dans les dates, tandis que « 二十 » demeure la forme ordinaire et développée du nombre, particulièrement adaptée ici à la datation impériale solennelle.
Ensuite, nous lisons 門人 (ménrén) qui signifie littéralement « les hommes de la porte », c’est-à-dire les disciples ou les proches attachés à un maître. Dans le contexte de cette stèle, le terme désigne les disciples de Mgr Pallu.
顏璫 (Yán Dāng) est le nom chinois du P. Charles Maigrot[8], MEP (1652-1730), compagnon de route de Mgr Pallu ; 等 (děng) signifie « et les autres », et 誌 (zhì) signifie « inscrire », « consigner » ou, dans un contexte épigraphique, « faire graver ».
L’ensemble peut donc se traduire : Le sixième jour du douzième mois de la vingt-troisième année de Kangxi, les disciples, Yan Dang et les autres, firent graver cette inscription.
Conclusion
La stèle funéraire de Mgr François Pallu ne constitue pas seulement un témoignage matériel relatif à sa mort et à son premier tombeau en Chine. Par sa langue, son organisation et ses formules, elle montre comment la mémoire d’un évêque venu d’Europe fut inscrite dans les usages de l’épigraphie funéraire chinoise. Mgr Pallu y apparaît sous son nom chinois, Fang Jige, identifié par son origine géographique, son âge, sa dignité épiscopale, la date de son entrée en Chine et les circonstances de sa mort.
L’inscription associe ainsi deux systèmes de représentation. La transcription phonétique de « François », de « Francia » et de « Tours » conserve l’identité européenne du défunt, tandis que l’emploi d’un nom chinois, des cycles calendaires guihai et jiazi, des ères impériales de Kangxi et de Guangxu, ainsi que des titres honorifiques chinois, inscrit sa mémoire dans un cadre culturel proprement chinois.
La pierre porte également la trace de deux moments distincts. La colonne datée de Kangxi atteste l’érection du monument par les disciples de Mgr Pallu au début de l’année 1685. La mention ajoutée sous Guangxu témoigne de sa restauration en 1876 par le père Marie-Alphonse Sautel, O.P. Loin d’être une simple juxtaposition de dates, cette superposition révèle la continuité d’une mémoire entretenue en Chine près de deux siècles après la mort de Mgr François Pallu.
Aujourd’hui conservée dans la crypte des Missions Étrangères de Paris, la stèle demeure ainsi le témoignage d’une mémoire à la fois chinoise, missionnaire et européenne. Elle rappelle non seulement le dernier séjour de Mgr François Pallu au Fujian, mais aussi la manière dont ses disciples et leurs successeurs voulurent préserver durablement le souvenir de celui qu’ils désignèrent comme le « vénérable maître Fang, évêque d’Occident ».
Père Landry Védrenne, mep, Phd
Historien des Relations Internationales et sinologue
Chercheur associé à l’Institut de Recherche France-Asie (IRFA)

[1] Nom chinois de Mgr François Pallu : 陸方濟, pinyin : Lù Fāngjì.
[2] PALLU François (1626-1684), né le 31 août 1626 à Tours, fut l’un des principaux fondateurs des Missions Étrangères de Paris avec Mgr Pierre Lambert de La Motte et Mgr Ignace Cotolendi. Il fut nommé évêque d’Héliopolis in Augustamnica le 29 juillet 1658, fut vicaire apostolique du Tonkin (Vietnam) 29 juillet 1658 au 15 avril 1680 et vicaire apostolique du Fujian (Chine) du 15 avril 1680 jusqu’à son décès le 29 octobre 1684 à Muyang dans le Fujian.
[3] GUÉNEAU Paul (1853-1936 ; nom chinois : 檳榔, pinyin : Bīn Láng), né le 27 novembre 1853 à Angers, entra au Séminaire des Missions Étrangères le 15 septembre 1877, fut ordonné prêtre le 8 mars 1879 et partit le 16 avril suivant pour le Collège général de Penang. En 1888, il devint directeur à la Maison de Nazareth à Hong Kong. Revenu en France, il s’installa à Montbeton, et devint en 1924 collaborateur de l’Annuaire pontifical. Il mourut au sanatorium de Montbeton le 24 septembre 1936.
[4] DESTOMBES Paul (1902-1974), né le 6 mai 1902 à Roncq (Nord), entra aux MEP le 15 septembre 1921. De 1925 à 1928, il fit ses études à l’Université grégorienne de Rome et obtint un doctorat en théologie. Ordonné prêtre à Rome le 24 septembre 1927, il partit le 15 septembre 1928 pour le collège général de Penang (Malaisie). Il rentra en France le 24 décembre 1932 et fut affecté au séminaire de la rue du Bac. Lors de l’assemblée générale de 1950, il fut élu vicaire général des MEP. Il mourut en 1974.
[5] Dynastie des Song (960-1279)
[6] Dynastie des Yuan (1279-1368)
[7] Dynastie Qing (1644-1911)
[8] MAIGROT Charles (1652-1730 ; nom chinois : 顏璫 , pinyin : Yán Dāng), né à Paris, fut ordonné prêtre en 1676. Le 15 février 1678, Il est licencié en théologie, et la même année docteur en Sorbonne. En 1680, il entra aux Missions Étrangères de Paris et partit pour la Chine le 19 janvier 1681. En 1684, il fut nommé provicaire des provinces du Fujian, du Jiangxi et du Zhejiang. La même année, à la mort de Mgr François Pallu, il devint administrateur des missions de Chine, puis, en 1687, vicaire apostolique du Fujian. En 1692, l’empereur de Chine promulgua un édit de tolérance autorisant les Chinois à embrasser librement le catholicisme. Charles Maigrot fut consacré évêque en mars 1700.
En 1693, Maigrot relança la querelle des rites chinois en condamnant comme superstitieux les rites rendus à Confucius et aux ancêtres. Il en interdit la pratique au Fujian et envoya une copie de son décret à Rome. Lorsque Charles-Thomas Maillard de Tournon, légat pontifical auprès de la cour impériale, arriva en Chine en 1705 afin de tenter de régler la controverse, il appela Maigrot auprès de lui dans la capitale pour qu’il lui prête son concours. Au cours d’une audience impériale, Tournon présenta Maigrot comme un sinologue reconnu. Lors d’une audience ultérieure en Mandchourie, Maigrot soutint que l’enseignement confucéen était contraire au christianisme, mais il révéla également ses faiblesses dans la maîtrise de la langue chinoise. L’empereur en vint alors à douter de sa capacité à comprendre les classiques chinois, qui constituaient un élément essentiel de la querelle des rites.
En 1706, l’empereur ordonna à tous les missionnaires désireux de demeurer en Chine de solliciter un permis de résidence et de respecter les pratiques établies par Matteo Ricci. En février 1707, Tournon publia un décret s’opposant à cette mesure. Le mois suivant, l’empereur ordonna l’expulsion de Mgr Maigrot hors de Chine. Deux ans plus tard, celui-ci fut nommé évêque assistant au trône pontifical et chanoine de Sainte-Marie-Majeure, dignité qu’il conserva jusqu’à sa mort.

